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Envisager l’avenir de l’officine : l’expérience de la librairie

librairie des abessesLa pharmacie évolue avec l’arrivée d’internet et la menace de la grande distribution, et il n’est pas évident de savoir comment positionner son officine pour lui assurer pérennité et rentabilité. Pour éclaircir les choses, il est intéressant de regarder ce qui s’est passé dans un secteur ayant déjà connu le même type de transformations. Et la librairie est un exemple de choix.

En effet, pour les librairies, la confrontation avec ces canaux de distribution concurrents, internet et GMS (grandes et moyennes surfaces), a déjà eu lieu. Une confrontation qui ressemble beaucoup à celle qui attend les pharmaciens.

Pharmacies et libraires partagent depuis longtemps de nombreux points communs. Libraires et pharmaciens ont un impératif de connaissances approfondies de leurs produits, régulièrement actualisées, et sur des thématiques parfois complexes. Géographiquement proches des clients, librairies et pharmacies sont implantées dans des zones où le loyer est élevé. Elles ont également toutes deux un stock important, avec un grand nombre de références, et un personnel nécessairement qualifié. Un ensemble de points qui font que pharmacies et librairies sont des structures avec des coûts de fonctionnement élevés, du moins beaucoup plus que les sites internet et la GMS.

Que s’est-il passé pour les libraires ?

Malgré un prix public du livre fixe, depuis 2000, internet et grandes surfaces ont sévèrement taillé des croupières aux librairies traditionnelles. Entre 2000 et 2010, la part de marché des librairies est ainsi passée de 20,8% à 17,2%. Entre 2003 et 2010, le chiffre d’affaires des librairies indépendantes a reculé de 5,4%.

Selon le cabinet d’études Xerfi, 3 éléments ont été à l’origine des difficultés des librairies :

  • la poussée d’internet
  • la migration vers les temples de consommation (la GMS)
  • la mainmise du commerce sous enseigne

Mais dans cet environnement difficile, certaines librairies ont néanmoins réussi à tirer leur épingle du jeu, et à se développer. Toujours selon Xerfi, ce sont les librairies qui ont misé sur la qualité du conseil et la fidélisation, sur la visibilité et l’agencement de leur point de vente, sur la pertinence et la largeur de leur assortiment. Regroupées au sein du label LIR, ces librairies ont vu leur chiffre d’affaires grandir de 7,6% entre 2003 et 2009.

Chaque secteur a ses spécificités, mais l’exemple de ces librairies apparaît pertinent pour identifier quelles seront les leviers du succès des pharmacies indépendantes.

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